Expositions

"BAR-LE-DUC... ENTREZ !"

3èmes Rencontres photographiques d'EXPRESSIONS

Escpace SAINT-LOUIS - BAR-LE-DUC - 2018

 

Lorsque onze photographes se rencontrent et décident de travailler sur un thème commun : BAR-LE-DUC. Une façon inédite de découvrir, ou redécouvrir la ville !

 

Pour cette nouvelle exposition, je me suis livré à un nouvel exercice, la photographie de mouvements en utilisant la couleur. J'invite le public à parcourir la photographie en suivant un mouvement. Bien que figée sur papier photographique, la dynamique de chaque image entraîne le regard du visteur vers la suivante. Les images s'enchaînent et nous convient à une visite nocturne de la cité Barisienne.

« Passages à BAR »

 

Souvent empruntés ou parfois ignorés, ces passages, quelle qu’en soit la nature ou la forme, sont de véritables traits d’union. Que nous les parcourions d’un pas pressé ou en flânant le nez en l’air, ils relient les hommes, facilitent les accès et nous simplifient la vie. Ils sont les témoins de nombreux allers et venues, de cris, de larmes, de conversations, de rires, de secrets. Bref, ce sont des lieux où l’on vit l’éphémère ! La plupart du temps, on les traverse sans même s’intéresser à leur(s) histoire(s) alors qu’ils en sont chargés.

Sur les murs parfois crasseux de ces tunnels qui semblent interminables, on couche des mots, on y cite de grands penseurs ou des artistes, on y formule toute sa haine ou encore ses désirs libidinaux les plus salaces. A la fois lieu de transition et lieu d’expression !

Les marches des passerelles, marquées par le temps et les innombrables pas qui les ont parcourues, recueillent les empreintes d’une vie que tous les autres passants autres que vous ignorent. Elles en gardent la trace à mesure qu’elles s’usent sous le frottement de nos semelles de chaussures. A leur sommet, elles nous invitent à un nouveau point de vue en nous faisant prendre de la hauteur et considérer le monde à une autre échelle. A la fois lieu d’élévation et lieu de contemplation !

Tous ces endroits de franchissement nous accompagnent, ils nous guident vers un au-delà que chacun veut atteindre au plus vite. Rares sont ceux qui prennent la peine de s’y attarder. Et pourtant ! Ils ont tant à raconter. Ces murs et ces marches ont une mémoire pour qui sait prendre le temps de les balayer du regard. Ils ont traversé des époques que nul homme à lui seul ne peut connaître. Ce témoignage photographique n’est pas une fin en soi, mais un appel.

Prenons le temps d’observer !

 

« Mouvements étranges »

 

Les balades nocturnes donnent souvent lieu à d’étranges observations ou des rencontres inattendues. Au gré des déambulations, appareil autour du coup, il n’est alors plus seulement question de figer une scène, mais davantage de lui donner une nouvelle dimension en l’inscrivant dans une véritable dynamique. Saisir un mouvement, aussi furtif soit-il, amène à se questionner : « Que s’est-il réellement passé ? ».

Une voiture file à toute allure jusqu’à devenir imperceptible, ne laissant plus qu’à cet instant apparaître une simple trace de phares derrière elle. Une silhouette se dessine rapidement au loin, avant de disparaître dans la nuit puis de réapparaitre à un autre endroit. L’eau qui s’écoule inlassablement sous un pont, se fige instantanément sous l’action de l’obturateur que l’on a soigneusement réglé sur une vitesse lente. Une scène à l’origine totalement figée, se retrouve subitement mise en mouvement et entraîne le spectateur dans sa fuite vertigineuse.

Pris dans la tourmente de tous ces mouvements « irrationnels », l’esprit perd ses repères que l’obscurité finit parfois par anéantir. Le regard scrute, cherche le petit détail dans lequel se trouve la clé du mystère. Mettre coûte que coûte un terme à l’état alogique dans lequel on se retrouve plongé ! Pour cela, il suffit de suivre le mouvement et patiemment d’en comprendre la logique.

Mouvements étranges brouille les cartes et repoussent les limites au-delà des sentiers battus. Atteindre les extrêmes pour en révéler les raffinements, tel est l’ultime but ! Fermer un diaphragme au maximum pour faire naître des étoiles, pousser l’obturateur dans ces derniers retranchements pour figer des mouvements, accompagner la bascule de la rotule du trépied pour en créer, qu’il est plaisant de bousculer les conventions et de partir en quête d’un nouveau monde.

"Jeu de hasard(s)"

Escpace culturel de la COPARY - REVIGNY-SUR-ORNAIN - 2018

 

« Jeu de hasard(s) » est une exposition qui regroupe des clichés réalisés à des moments où je ne m'y attendais pas. Fruits de rencontres inopinées ou simplement de changements de point de vue, toutes ces photographies ont été prises sur le vif sans parfois même avoir eu le temps nécessaire de construire mon image.

Un rayon de soleil perce les nuages et apparaît soudainement, j’ai alors tout juste le temps de cadrer approximativement puis de déclencher. La lumière dévoile la scène et la magie opère alors. Le résultat est souvent incertain, mais l’image est bien là, figée à jamais. Deux minutes après, il aurait été trop tard ! Autres circonstances et autres hasards, en déambulant je lève le nez au ciel ou me mets accroupi, c’est alors qu’un autre regard sur mon environnement s’offre à mes yeux. Mon changement de point de vue brise l’ordinaire de la scène et m’offre une nouvelle vision sur ce qui jusque-là n’avait pas attiré mon attention. Être là au bon moment ! Hasard également de l’obstination à vouloir récupérer une image jugée inexploitable. Tout faire pour essayer de lui donner une seconde vie ! Au post-traitement, je pousse mes réglages et les détails se figent. L’image se révèle à cet instant, telle que je ne l’avais pas vue. D’une image « fadasse », sans âme et donc sans intérêt, j’arrive à faire surgir une émotion et un questionnement. Opération réussie cette fois-ci !

S’il est raisonnable de penser que la réalisation d’un « bon » cliché ne peut exclusivement reposer sur le hasard heureux d’une rencontre fortuite ou d’un phénomène naturel inattendu, il n’en demeure pas moins qu’il pimente la pratique photographique. Faut-il alors forcer le destin pour s’épanouir dans sa quête d’images ? Pourquoi pas ! S’accomplir en se montrant curieux, contemplatif ou parfois même rêveur. Qui sait ? Le hasard d’une belle image attend peut-être au coin de la rue…

"En travaux !"

Bar AU TEMPS PERDU - BAR-LE-DUC - 2017

En travaux est une véritable quête d'histoire. La recherche d'une trace de la vie passée dans ces différents lieux photographiés.

Ici et là on a ri, étudié, travaillé, joué, chanté, mais depuis longtemps la clameur et les voix se sont tues. J'incite le regard à parcourir chaque image dans ses moindres détails à la recherche d'un indice qui révélera l'âme de ce lieu. Je veux que chacun s'y projette et puisse y revivre les moments de liesse, de chagrin ou encore d'ennui que nos prédécesseurs y ont passé.

"Déambulations... le monde tel que je le vois"

Moulin Chrystel - GIVRAUVAL - 2017

Avec "Déambulations... le monde tel que je le vois", j'ai souhaité livrer une vision éclectique, très loin d’être exhaustive, du monde qui nous entoure. En parcourant les trois univers, "Variations", "Bord de mer" et "Vis-à-vis" que compte ce travail photographique, j'invite le spectateur à s’arrêter tourner la tête pour observer et jeter un "œil neuf" sur son environnement. Notre quotidien recèle une infinité de richesses visuelles. Pour s'en saisir, il appartient à chacun de prendre le temps et changer à loisir de point de vue. La contemplation n'est pas un luxe qu'il faut sacrifier au rythme effréné que parfois la vie nous impose. Elle est souvent l'essence même de l'émotion ! Elle forge le regard et aiguise l’esprit. Elle invite à se questionner, sortir de sa bulle et s’ouvrir aux autres. Pour un grand nombre d’entre nous l’essentiel est ailleurs. Et vous, qu’en pensez-vous ?

Version imprimable Version imprimable | Plan du site Recommander ce site Recommander ce site
© David ZARO - Toute reproduction du contenu de ce site est strictement interdite sans autorisation écrite de l'auteur.

Email